mercredi 27 mai 2015

Installation de l'école ABCM d'Ingersheim: la Chatte Que Vous Savez avance masquée

L'installation d'une école bilingue privée payante à Katzenthal se précise: deux classes de vingt chatons sont prévues et une convention est en préparation. Sans concertation ni avec les parents d'élèves, ni surtout avec l'opposition. Explications.


La position d'Ingersheim sur l'ABCM est claire: pas plus de 170...
Et le restant à Katzenthal?
L'école ABCM à l'ordre du jour du prochain concheil munichipal? - L'éventuelle ouverture en septembre à Katzenthal de  l'école privée ABCM d'Ingersheim sera à l'ordre du jour du prochain concheil munichipal: c'est du moins ce qu'a assuré récemment à l'opposition le Chat Christain, chadjoint en charge des affaires scolaires. Le projet d''installation d'une école bilingue dans la vallée des chats devrait donc être présenté au concheil en juin. Entretemps, la Chatte Que Vous Savez (CQVS) aura ficelé le dossier auquel elle travaille depuis plusieurs mois en sous-main. En d'autres termes, notre chatte en chef prépare, seule dans son coin, l'installation d'une école payante dans la commune et, lorsque tout aura été bouclé, elle demandera aux sept concheillers formant sa majorité (dont on se demande s'ils saisissent bien les enjeux) de voter "pour", sans débat ni concertation préalable.  Quant aux mises en garde de l'opposition sur un projet qui menace à terme la survie de l'école publique, elle n'en tiendra aucun compte. Car c'est elle la cheffe, c'est elle qui décide... Pathétique!
Mais alors, que sait-on aujourd'hui exactement du projet? -  Ayant contacté Joris Frayon, le président de l'association "ABCM Zweisprachigkeit" reconnue comme association de parents d'élèves par l'inspection académique, l'opposition a appris qu'il est bien envisagé d'installer deux classes de maternelle de vingt élèves chacune --soit une quarantaine de chatons--  dans les locaux du rez-de-chaussée de la mairie. Aucun transport n'étant prévu, ce sont les parents qui, matin et soir, déposeront et viendront chercher leur(s) enfant(s). On imagine déjà le joli pataquès que créeraient ces rotations quotidiennes de voitures particulières à proximité de  l'église où le bus scolaire de Sigolsheim peine déjà à se garer. Pour s'installer, l'ABCM signerait avec la mairie une convention --et non un bail-- "renouvelable chaque année", selon M. Frayon. Un "appui juridique" a par ailleurs été demandé par la CQVS au conseil départemental et à la préfecture pour établir la convention en question. D'après nos informations, celle-ci serait en voie de rédaction à la mairie par le Grand Chat Bêlant lui-même. Question: combien ce projet, dont on assure qu'il rapportera €1.000 de loyer par mois sur dix mois, coûtera-t-il à la commune? Réponse: probablement bonbon! Faudra-t-il, pour séparer les deux salles de classe envisagées, remonter une cloison abattue il y a quelque temps? Où et à quel coût sera installée la salle de motricité dont devra nécessairement être équipée cette école privée? Qui règlera le chauffage, l'eau et l'électricité? Faudra-t-il engager un(e) ATSEM?  Qui le (la) paiera? Où mangeront les chatons à midi?


La Chatte Que Vous Savez en plein dialogue sur l'école...
Vous saurez tout lorsque j'aurai décidé de tout - Pour obtenir des réponses à ces --légitimes-- questions, l'opposition et les parents d'élèves ont demandé à la CQVS une réunion de la commission "Ecole" avant la prochaine séance du concheil. La réponse de notre chatte en chef, que le Kàntzàjammer a pu consulter, est proprement sidérante. Comme à son habitude pour refuser toute concertation, celle-ci botte d'abord en touche: "Vous n'êtes pas sans savoir que chacun de nous a un agenda bien chargé et que la décision d'une date de réunion doit être concertée surtout concernant un dossier dont nous n'avons pas encore toutes les bases". Autrement dit, il faut se parler avant de se réunir pour se parler et, éventuellement, ne rien se dire. Charmant... Mais le meilleur est à suivre: "A la date d'aujourd'hui, nous n'avons pas encore toutes les données nécessaires afin de vous présenter un dossier le plus complet possible, qui servira de base de travail pour la commission concernée". C'est-à-dire, vous en saurez davantage lorsque tout aura été décidé. Et pour finir, la cerise sur le gâteau: "Pour la location de ces locaux, il serait plus opportun d'y associer la commission bâtiments et non la commission école qui elle, est en charge des dossiers concernant l'école publique". Là, franchement, on hallucine: la commission "Bâtiments" pour parler de l'école! Et pourquoi pas le comité des fêtes pour animer les séances du concheil munichipal? Outre que cette assertion est factuellement inexacte --la commission "Ecole" a en charge l'enseignement en général et non la seule "école publique", ndlr--, elle semble révéler en creux que des travaux devront bien être entrepris dans les locaux scolaires de la mairie.
Une école bilingue publique existe déjà à... Ammerschwihr! - En résumé, l'installation projetée d'une école privée bilingue payante dans la commune doit être questionnée pour au moins deux raisons. D'abord, et quoi que l'on dise, parce qu'elle met en concurrence l'école publique qui, rappelons-le, sera irrémédiablement fermée si elle n'a pas dix chatons. Pour la rentrée de septembre, ils seraient quatorze selon les uns, onze selon les autres. Ensuite, parce que l'offre bilingue publique existe déjà à... Ammerschwihr. Depuis plusieurs années, l'allemand y est enseigné sous deux formes: extensive (enseignement monolingue) et intensive (enseignement bilingue, 12 heures en français et 12 heures en allemand). Lors de la récente ré-organisation du temps scolaire, cette municipalité avait d'ailleurs pointé "l'hémorragie des enfants vers l'enseignement privé, solution qu'évoquent plusieurs familles d'Ammerschwihr avec pour corollaire d'inévitables fermetures de classe et des difficultés financières pour le périscolaire". Il est enfin incompréhensible que notre chatte en chef soit prête à signer une convention avec une école privée payante tout en refusant d'en valider une autre sur l'école publique avec Sigolsheim... C'est comme chat!

mercredi 13 mai 2015

Et patati et patacha: les petits échos du Wineck


L'école primaire de la vallée des chats en... 1976!
Ecole privée ABCM: vers un bail de trois ans? - L'installation d'une maternelle payante à Katzenthal à la rentrée de septembre se confirme. Et cela sans aucune information de la commission "Ecole" où siège l'opposition! Ainsi le 06 mai, le maire d'Ingersheim, Matthieu Thomann, a informé son conseil municipal que l'école bilingue ABCM allait signer un bail de trois ans avec Katzenthal. Selon M. Thomann, le loyer aurait été fixé à €1.000 par mois, sur dix mois, pour les locaux vacants se situant au rez-de-chaussée de la mairie. Si elle répond partiellement aux interrogations que se posent les chats de la vallée sur l'éventuelle ouverture d'une école privée dans la commune,  cette information pose un certain nombre de questions sur les dépenses que la municipalité devra engager pour une, voire deux classe(s) de maternelle payante(s) au village. Quels aménagements devront être réalisés par la commune et à quel prix? La commune paiera-t-elle le chauffage et l'électricité? Où les enfants mangeront-ils à midi? Affaire à suivre...
PS: le Kàntzàjammer a appris que l'installation de l'école ABCM serait inscrite à l'ordre du jour du prochain concheil munichipal,  dont la date n'a apparemment pas encore été fixée.

Procès: nombreuses marques de soutien au Kàntzàjammer - Condamné le 30 avril à une amende avec sursis et à €500 de dommages et intérêts (alors que la Chatte Que Vous Savez lui en réclamait... €10.000!), le Kàntzàjammer a reçu depuis, et de toutes parts, de nombreuses marques et messages de soutien qui lui ont réchauffé le coeur. En voici un petit florilège:
  • De "Knipperlé": "C'est trop facile de poursuivre les blogueurs au tribunal, quand ils ne sont pas dans la ligne des élus, juste pour essayer de les étouffer financièrement!"
  • De Michel Gilardeau, qui se définit comme "un farouche défenseur des libertés individuelles": "A cette maire que je connais pas (...), je dirais que son comportement est d'abord un signe de faiblesse qui laisse supposer que les critiques qui l'assaillent sont légitimes. En tant que maire, elle est une personne publique et donc soumise aux attaques. Si ces attaques la gênent, rien ne l'oblige à solliciter un mandat. Elle utilise en outre l'argent du contribuable pour ester en justice dans des affaires qui semblent relever du droit privé. Ses administrés feraient bien de réfléchir à cette situation et de lui demander des comptes."
  • De Denis Petit: "Ah, faire taire un blogueur! Voilà un vieux rêve d'élus, eux qui sont tous "Charlie" mais qui à la première occasion font tout pour museler le blogueur. Quant à cette affaire, Madame la Maire, vous manquez d'humour."
  • De "Beatus Renanus": "Les tribunaux n'ont-ils pas assez d'affaires sans que des élus soi-disant responsables se mettent à traîner en justice leurs concitoyens, pour un oui ou un non?"
  • De Henri Stoll, maire de Kaysersberg: "Je devine qu'avec sa poursuite, Mme Tisserand cherche à vous salir et à vous décrédibiliser en tentant de faire passer pour un "gros dégueulasse" l'un de ses opposants politiques les plus déterminés."
  • D'une anonyme de Katzenthal, une enveloppe contenant €50 et une carte postale avec ces quelques mots: "Ma cotisation au Ch@rivari"...
  • Du "Chat Botté": "Madame le Maire devrait créer une cyber-police qui lui permettrait non seulement de détecter quelques blogueurs déplaisants mais aussi peut-être de trouver quelques djihadistes moqueurs qui, dans les caves de son village, risquent de faire sauter quelques bouchons de crémant!"
  • De M. S. à Thann: "Décidément seul l'anonymat permet encore de dire ce qu'on pense à l'heure actuelle. Quelle tristesse. (...) Bises au Kàntzàjammer à qui nous adressons notre entier soutien. Les "Katzakepf" (Persans de la majorité, ndlr) ont une pensée bien trop étriquée pour comprendre sa finesse d'esprit et apprécier la maîtrise qu'il a de la langue française."
  • De Jean-Louis Boehler, blogueur à Villé (lire son blog ici): "C'est la première fois que je vois un blogueur condamné. Et pour si peu..."
  • De Denis Robert, écrivain et journaliste à l'origine de l'affaire Clearstream, vieil ami du Kàntzàjammer: "J’ai lu, vu. Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Et encore moins une chatte. (...) C’est de l’humour, certes un peu lourd, mais ça reste dans les limites décentes."
PS: entretemps, le jugement est devenu définitif, la CQVS n'ayant pas osé faire appel comme elle en avait manifesté l'intention à l'issue de l'audience du 30 avril.


Tract: le corbeau vous salue bien... - Le récent tract des chats de gouttière de l'opposition (lire ci-dessous) nourrit depuis plusieurs jours les conversations dans la vallée des chats. Il semble avoir également inspiré le(s) corbeau(x) nichant au village. Des exemplaires annotés du tract sont arrivés l'autre jour au domicile d'une concheillère munichipale dans des  lettres bien entendu anonymes. Petit extrait de ces commentaires: "Vous avez une drôle de façon de conquérir les habitants de ce beau village où la quiétude régnait (...). Est-ce votre haine que vous exprimez (...)?". Ah, le vol du corbeau la nuit au-dessus de la Kommandantur: une vieille tradition nationale, une belle histoire française...



Le 70è anniversaire de la Libération à Sigolsheim (Photo "L'Alsace")
Commémoration du 70è anniversaire de la victoire de 1945: même pas de drapeau sur la mairie! - La municipalité avait-elle oublié que le 08 mai 1945 s'est terminée la Seconde guerre mondiale avec l'annonce de la capitulation de l'Allemagne? Alors que les communes environnantes, et particulièrement Sigolsheim, commémoraient vendredi dernier le 70è anniversaire de la Libération (lire ici), à Katzenthal, rien! Pas la plus petite cérémonie, remise de médailles ou discours en coiffe d'Alsacienne. Pas le moindre ancien combattant visible à proximité du monument aux morts non plus... Rien, nix, nada, zilch! L'on n'avait même pas pris la peine d'accrocher le drapeau tricolore sur le fronton de la mairie! Alors un petit rappel pour la Chatte Que Vous Savez (CQVS): un décret de 1989 relatif aux cérémonies publiques, civiles et militaires, dispose dans son article 1er que "le pavoisement des édifices publics doit être effectif durant la journée complète de chaque commémoration nationale". On se souvient qu'en février déjà, la municipalité avait zappé le 70è anniversaire de la libération du village, oubliant apparemment qu'entre décembre 1944 et février 1945, la vallée des chats avait subi de terribles bombardements. Pourtant il y a cinq ans, le 65è anniversaire avait été fêté avec éclat (lire ici). Oui mais il y a cinq ans, notre chatte en chef avait reçu les insignes de l'US Army! Cette année, sans breloque pour la CQVS, pourquoi se fatiguer à commémorer? Ben oui, c'est comme chat!

vendredi 1 mai 2015

Budget, école: l'opposition dénonce dans un nouveau tract les "mauvais coups" de la CQVS

Dans un nouveau tract distribué vendredi 1er mai dans toutes les boîtes aux lettres de Katzenthal, les sept chats de gouttière de l'opposition dénoncent les "mauvais coups" portés par la Chatte Que Vous Savez (CQVS) au fonctionnement du concheil munichipal et à l'école maternelle publique. Ca va encore jaser...








jeudi 30 avril 2015

Procès: Chatte Que Vous Savez 1 Kàntzàjammer 0

Pour lui apporter des oranges, s'adresser à la mairie...
Le Kàntzàjammer a donc été condamné jeudi 30 avril pour "injures" par le tribunal de grande instance de Colmar devant lequel il avait été assigné par la Chatte Que Vous Savez (CQVS). Résultat des courses: €1.000 d'amende avec sursis, €500 de dommages et intérêts (alors que la CQVS en réclamait €10.000!) et €750 de frais d'avocat. La loi interdisant de commenter un jugement rendu, le Kàntzàjammer, respectueux de l'institution judiciaire, s'abstiendra de le faire. Une remarque cependant: bien que condamné, le Kàntzàjammer continuera d'informer les chats de la vallée sur la gouvernance ubuesque de notre chatte en chef. Car c'est bien la fermeture espérée du "Ch@rivari" qui constituait l'objectif véritable mais caché des poursuites intentées. D'autant que la vigilance du Kàntzàjammer commence à porter des fruits! Ainsi le 24 avril, il vous a fait part de l'e-mail salé que la CQVS avait reçu d'une parente d'élève. Cette chatte de la vallée s'inquiétait  de trous constatés dans la clôture qui, grillageant le Dorfbach en face de la cour de l'école maternelle, avaient été signalés  à la mairie lors du dernier conseil d'école. "Il serait plus sûr de boucher ces trous (...) car les enfants ont tendance à s'y pencher", avait écrit cette chatte de la vallée, soucieuse de la sécurité de nos chatons. "Je suis un peu surprise qu'en un mois, il ne s'est trouvé ni le temps ni les moyens de le faire", avait-elle ajouté. Eh bien, c'est fait, le grillage a été raccommodé! C'est notamment pour ces humbles victoires que le Kàntzàjammer continuera de se battre...

vendredi 24 avril 2015

Et patati et patte à chat: les petits échos du Wineck

Le Kàntzàjammer au tribunal le 30 avril - Le Kàntzàjammer comparaîtra donc le jeudi 30 avril devant le tribunal de grande instance de Colmar (salle 6 à 08H30) où il a été assigné par la Chatte Que Vous Savez (CQVS). Contrairement à ce que notre chatte en chef affirme dans le journal "L'Alsace" de ce vendredi 24, il ne sera jugé ni pour "avoir diffamé la maire de Katzenthal", ni pour "outrage" ni même pour "atteinte à la dignité de la personne". Il devra en revanche répondre d'"injures publiques" présumées, ce qui n'est pas la même chose. En cause,  deux articles publiés dans "Le Ch@rivari" qui, selon la CQVS,  comporteraient une "expression outrageante", "un terme de mépris" ou "une invective". Dès lors, dans sa grande sagesse, le tribunal devra trancher sur une question de fond: la satire et la dérision sont-elles légitimes dans une critique radicale du pouvoir? La loi reconnaît un droit à la parodie et à la satire, estimant que la liberté d’expression «autorisait un auteur à forcer les traits et à altérer la personnalité de celui (celle) qu’elles représentent» et qu’il existe un «droit à l’irrespect et à l’insolence». On se souvient, par exemple, du fameux «Casse-toi, pauvre con» sur une pancarte à destination de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, lors de son passage au Salon de l’agriculture en 2008. Arrêté, l’auteur de la pancarte avait été condamné par les tribunaux français. Après des années de procédure cependant, la justice européenne avait marqué son désaccord, estimant en 2013 que la sanction avait «un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des questions d’intérêt général».



Enregistrement des débats du concheil munichipal: "Le Ch@rivari" fait école - Certains maires ont décidément bien du mal avec les textes régissant le fonctionnement de leur concheil munichipal. Ainsi à Rouffach, le maire Jean-Pierre Toucas a récemment dû lever la séance après que sa majorité eut quitté la salle au motif que les débats étaient filmés. Cela devrait vous rappeler qui s'est produit en mai 2014 dans la vallée des chats, non? Si ce n'est pas le cas, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire ici. Comme à Katzenthal, le maire de Rouffach a dû baisser pavillon lors du concheil suivant et un citoyen a pu filmer toute la séance, conformément à la loi.


Tous égaux, mais certains plus égaux que d'autres - Tous les citoyens de la République sont égaux en droits, c'est la loi. A Katzenthal, certains citoyens apparaissent pourtant plus égaux que d'autres. Ainsi lors du premier tour des récentes élections départementales, la Chatte Que Vous Savez (CQVS) a refusé au Kàntzàjammer, qui en avait fait la demande, de siéger comme assesseur au bureau de vote. Refusé! Motif invoqué par notre chatte en chef: "Il n'y a que les élus qui siègent. C'est comme ça!". Pourtant, au 2ème tour, une électrice qui, non-élue comme votre Kàntzàjammer, a supervisé les opérations de vote. Allez comprendre... Ou alors, on comprend trop bien.



Effectivement, un chaton pourrait facilement tomber
à travers ce trou de la clôture du Dorbach
Grillage du Dorfbach: fin de non-recevoir aux parents d'élèves - La Chatte Que Vous Savez et le Chat Christain, chadjoint aux écoles, ont récemment reçu un e-mail salé d'une parente d'élève leur demandant pourquoi deux trous, signalés il y a un mois lors du dernier conseil d'école, dans la clôture grillageant le Dorfbach, en face de la cour de l'école maternelle, n'avaient toujours pas été réparés. "Il serait plus sûr de boucher ces trous (...) car les enfants ont tendance à s'y pencher", a écrit cette chatte de la vallée. "Je suis un peu surprise qu'en un mois, il ne s'est trouvé ni le temps ni les moyens de le faire. Aussi, je souhaite savoir si cela fait toujours partie de vos projets?", interroge-t-elle, soucieuse de la sécurité de nos chatons. Réponse de la CQVS: pas de réponse! Eh oui, c'est comme chat... De la même manière, la parente d'élève s'inquiète de la circulation à proximité de l'école en raison des travaux en cours à l'AFUA. "Certains véhicules roulent vite et les marquages d'interdiction de stationner n'évoquent pas forcément la présence d'une école". Réponse officielle: "Mettez un gilet jaune et on vous verra". Véridique!


"Arrêtez ce blog et je serai gentille avec vous" - Venu signer récemment en mairie le procès-verbal d'une réunion à laquelle il avait participé, un chat de gouttière s'est entendu dire par le Grand Chat Bêlant que "si le blog s'arrêtait, tout s'arrangera" entre majorité et opposition. Ce n'est pas la première fois que cette injonction est faite aux chats de gouttière, tant "Le Ch@rivari" dérange et agace à la mairie. L'argument a été utilisé pour justifier en leur temps le bannissement de l'opposition aux réunions maire-chadjoints du lundi et le refus de lui communiquer jusqu'à la veille du concheil munichipal les éléments du  budget 2015. Deux remarques... D'abord, et alors que la majorité clame partout que votre blog préféré n'est pas lu, les statistiques ci-contre attestent que depuis sa création en mars 2014, il a été consulté plus de 32.000 fois, soit près de 100 visites uniques par jour. Ensuite, il serait souhaitable que le Grand Chat Bêlant ne se mêle pas de politique. Le Kàntzàjammer lui rappelle qu'en sa qualité de fonctionnaire municipal, il est tenu à un strict devoir de réserve.



Une place libre dans votre voiture? Pensez au "Transi-Stop"! - Une nouvelle forme de transport partagé, "Transi-Stop", cherche à mettre en relation dans la vallée des chats les automobilistes disposant de place dans leur voiture et des personnes en recherche d'un moyen de déplacement. En quelque sorte, un système de co-voiturage immédiat pour des déplacements de proximité. Pratiquer le "Transi-Stop" revient à faciliter le déplacement en milieu rural, à limiter le nombre de véhicules en circulation, à favoriser la solidarité locale, la confiance et la convivialité. Infos et contact à la mairie ou ici.

jeudi 16 avril 2015

Fin programmée du service public: l'école privée ABCM d'Ingersheim à Katzenthal à la rentrée


Une école bilingue privée va-t-elle s'installer à la rentrée à Katzenthal? Tel est le projet de la municipalité qui, s'il aboutit, empêchera non seulement toute ré-ouverture future d'une deuxième classe maternelle mais risque de condamner l'école publique dans la vallée des chats. Explications...


L'école ABCM Jean-Petit sise au 3a de la rue du Florimont à Ingersheim

Un projet déjà bien avancé - Le chat Persan de la majorité avance toujours à pas comptés, c'est bien connu... La Chatte Que Vous Savez (CQVS) ne déroge pas à cet atavisme si l'on s'arrête à une communication qu'elle a faite au concheil munichipal du mardi 14 avril. Alors que les débats allaient sur leur fin, notre chatte en chef a "informé" (notez bien ce terme: "informé"!) qu'à l'étroit dans ses locaux d'Ingersheim, l'école bilingue privée ABCM Jean-Petit (la page Facebook est ici tandis que le site internet est ici) souhaiterait s'installer en septembre dans la classe de maternelle laissée vacante au rez-de-chaussée de la mairie. Pressée par une chatte de l'opposition d'en dire davantage, la CQVS a daigné répondre, sans autre précision, que la municipalité envisagerait de signer un bail d'au moins trois ans avec cette école payante. Problème: si ce projet, déjà très avancé selon les informations du Kàntzàjammer, aboutit, toute ré-ouverture future d'une deuxième classe maternelle à Katzenthal dans le cadre du regroupement pédagogique intercommunal "refondé" avec Sigolsheim sera impossible! Katzenthal n'aura plus de locaux disponibles et nos chérubins iront, comme leurs petits camarades du primaire, en classe à Sigolsheim. De plus, si à l'avenir des parents choisissent de scolariser en maternelle leur(s) enfant(s) à Jean-Petit plutôt que dans l'école du bas (pour laquelle il fut au moins dix élèves), le service public sera irrémédiablement condamné à Katzenthal! Et il n'en faudra pas beaucoup: pour la prochaine rentrée, onze enfants sont actuellement comptabilisés sur la carte scolaire. Le seuil de fermeture étant fixé à neuf par l'Education nationale, il suffirait de seulement deux défections pour Jean-Petit pour que l'école du bas ferme!


L'école alors que la bagarre du RPI faisait rage avec Sigolsheim.
 Oui mais ça, c'était avant...
La municipalité a-t-elle tiré un trait sur l'école publique? - Ce projet en cours de négociation éclaire d'un tout autre jour l'obstination mise depuis des semaines par la CQVS à ne pas signer avec Sigolsheim la nouvelle convention sur l'école. Outre la querelle personnelle que notre chatte en chef vide depuis des années avec le Gros Matou de Sigo, il s'agit en effet de chauffer la place au privé au détriment du public. Dans son article 10 ("Evolution du RPI"), la convention, toujours proposée à la signature des deux maires, dispose en effet qu'"en cas d'évolution démographique positive et par conséquent d'ouverture de classe, celle-ci se fera en priorité dans la commune qui dispose d'infrastructures existantes, à savoir Sigolsheim s'agissant d'une classe élémentaire et à Katzenthal s'agissant d'une classe maternelle". Cet article a été intégré dans la convention à la demande des chattes de gouttière de l'opposition siégeant à la commission "Ecole" alors que le Gros Matou de Sigo n'y était  pas favorable... "Il s'y est résolu et a accepté le compromis dans un souci d'apaisement et dans l'intérêt des parents d'élèves de Katzenthal", explique l'une d'entre elles. Dès lors, une question se pose: la municipalité a-t-elle, sans encore oser le dire publiquement, tiré un trait sur l'école et le RPI? La réponse semble, malheureusement, être "Oui"! Car comment comprendre autrement que, pour justifier son refus de signer la convention, la CQVS clame urbi et orbi qu'"il n'est pas question de payer une participation annuelle aux frais de fonctionnement de l'école élémentaire de Sigolsheim" (article 5 de la convention "Comptabilité du RPI - Autres charges"). Soit €425 par an! Alors que, lors de sa précédente mandature, elle a gaspillé €850.000 dans le "dépôt de sel BBC" du haut du village et qu'elle va dépenser €10.000 pour de nouveaux bacs à fleurs!

Alors, l'école Jean-Petit, combien de divisions? Ouverte en 1991 à Ingersheim, cette école bilingue privée, et donc payante, comptait à la rentrée 2014-2015 167 élèves: 69 à la maternelle (trois classes) où la pédagogie proposée est inspirée de celle du mouvement Montessori et 98 au primaire (cinq classes). Chaque classe dispose de deux enseignants: l'un en français, l'autre en alsacien et/ou allemand. L'objectif recherché consiste à donner aux enfants une maîtrise orale et écrite des deux idiomes, c'est-à-dire de les rendre bilingues. Alors que des classes bilingues existent déjà dans le secteur public, les dix écoles ABCM d'Alsace-Moselle se présentent comme "une reprise de la politique de l'Education nationale en matière de bilinguisme telle qu'elle est pratiquée en Alsace". "Cette politique consiste à refuser l'ouverture de sites bilingues dans un premier temps et à infléchir sa position dans un second temps", expliquent-elles sur leur site. En d'autres termes, nous, ABCM, faisons le boulot que l'Education nationale se refuse de faire. Question subsidiaire: pourquoi l'école Jean-Petit veut-elle s'implanter à Katzenthal? A l'étroit dans ses locaux dans la rue du Florimont, l'école avait obtenu de l'ancien maire, Gérard Cronenberger, un régionaliste convaincu, de pouvoir s'installer dans le presbytère d'Ingersheim qui est disponible. Les travaux d'aménagement devaient être pris en charge par la commune. Mais  en mars 2014, les municipales sont passées par là et le nouveau maire centriste, Matthieu Thomann, semble être revenu sur les engagements de son prédécesseur... Dès lors, situé à seulement quelques kilomètres de là, Katzenthal semble constituer une solution de repli parfaite pour Jean-Petit. C'est les parents d'élèves qui vont être contents. Enfin, surtout ceux qui pourront payer... 


Journal "L'Alsace" du 16 avril 2015: compte-rendu du conseil municipal du 14 avril 2015
Un rectificatif pour une manipulation - Les chats de gouttière ont fait parvenir le jeudi 16 un courriel à la mairie après la parution dans les journaux d'articles affirmant, à tort, que le concheil munichipal avait donné son accord à la location (c'est à lire ici). Voici le texte intégral de ce courrier adressé à la CQVS: "Est paru aujourd'hui dans la presse (Alsace et DNA) un article rendant compte de la séance du conseil municipal du 14 avril mentionnant que le conseil a approuvé le principe de la location des locaux de l'ancienne école de Katzenthal par l'école ABCM d'Ingersheim. Ce point, non inscrit à l'ordre du jour, n'a donné lieu à aucune délibération, ni aucun vote. Cette information est donc erronée et nécessite qu'une demande de rectificatif soit faite auprès des journaux concernés. Je vous remercie de faire le nécessaire. De l'avis du Kàntzàjammer, va falloir attendre un certain temps sinon un temps certain... Car pour l'opposition, cette affaire constitue rien de moins qu'une manipulation. "Sur le RPI, elle (la chatte en chef, ndlr) oppose une fin de non-recevoir à Sigolsheim sans en avoir référé au conseil municipal, sans délibération, sans vote. Elle engage parallèlement des tractations avec ABCM sans information ni de la commission école, ni des autres élus. Enfin, elle manipule les journaux en leur faisant croire  qu'elle a l'accord du conseil, et cela en dehors de toutes les règles élémentaires du fonctionnement de l'instance!", explique un chat de gouttière. "Que faut-il d'autre pour démontrer que cette dame se comporte comme un petit hobereau?", cingle-t-il.

mercredi 15 avril 2015

Budget 2015: sans idées ni projets, la majorité trouve son bonheur dans les bacs à fleurs...

Tout ça pour ça! Dix-sept points inscrits à l'ordre du jour du concheil munichipal, une heure et demie de débats aigre-doux et, au final, un budget 2015 certes sans hausse des impôts locaux mais dont l'ambition ultime se résume à l'achat de nouveaux bacs à fleurs! 



Un budget adopté sans participation de l'opposition au vote: pourquoi? - Le budget 2015 primitif a donc été adopté mardi 14 avril par le concheil munichipal avec les seules huit voix des chats Persans de la majorité et, c'est là l'essentiel, sans réflexion préalable ni contradictoire sur les enjeux financiers qu'il contient... Ou plutôt, ne contient pas! En début de séance (qui s'est déroulée dans la salle de classe désaffectée du rez-de-chaussée de la mairie), les chats de gouttière avaient fait savoir qu'ils ne participeraient pas aux votes sur l'approbation des comptes  administratif et de gestion 2014 ainsi que sur l'affectation du résultat de fonctionnement du budget général 2014 (les explications techniques sont à lire ici). Motif: dans sa grande mansuétude, la Chatte Que Vous Savez (CQVS) a refusé de communiquer à l'opposition les documents comptables qui auraient dû lui permettre d'analyser les recettes et, surtout, les dépenses devant être engagées cette année par la commune. "N'ayant pu travailler sérieusement sur pièces avant la séance, nous ne pouvions pas prendre part à ces votes", explique une chatte de gouttière. "Nous ne pouvions pas nous prononcer au cours du débat d'orientation budgétaire simplement parce que nous ne savions rien. Ou pas grand-chose", ajoute-t-elle. "Voter, pour ou contre, aurait voulu dire que nous agissions en connaissance de cause. Or, en nous déniant l'accès aux documents de travail, on voulait nous mettre devant le fait accompli!". Et comment croyez-vous que notre chatte en chef a réagi? Comme à l'accoutumée, elle n'a tenu aucun compte de son opposition et a tenté de passer en force! A titre d'exemple, voici comment elle a voulu faire adopter "à l'unanimité" le compte administratif, alors même que les chats de gouttière n'avaient pas bougé une oreille à l'appel du vote:



Ce qu'il faut retenir du débat budgétaire - Alors, que retenir de ce budget qui engage la vallée des chats jusqu'au 31 décembre? Trois choses... La première, et c'est une bonne nouvelle, les taux des quatre taxes communales (habitation, foncier bâti, foncier non bâti et contribution économique territoriale, l'ancienne taxe professionnelle) resteront inchangés en 2015, de sorte que les impôts locaux n'augmenteront pas cette année. "Vous aviez fait cette proposition lors de la campagne et nous l'avons retenue", a minaudé notre chatte en chef à l'adresse des chats de gouttière, semblant avoir pris subitement conscience de la pertinence du programme électoral de ses concurrents d'alors. A cet égard, le Kàntzàjammer suggère à la CQVS de prolonger sa divine révélation en mettant en oeuvre sans  tarder les autres points du programme de son opposition:  signer (enfin) avec Sigolsheim la nouvelle convention sur l'école, améliorer la qualité des réseaux (internet et téléphone mobile), refaire la rue du Vignoble, etc... Voici l'adoption, cette fois à l'unanimité, du taux inchangé des taxes:



Deuxième chose à retenir: le report sur le budget 2015 de €104.000 non utilisés l'an dernier. Ce report, qui représente près d'un tiers des recettes d'investissement (€333.600), pourrait laisser croire que la commune est riche. Il n'en est rien! Cet excédent de trésorerie indique au contraire qu'en manque de réalisations, la vallée des chats est en train de s'assoupir en déférant dans le temps l'investissement dans de grands travaux nouveaux.



Les anciens bacs à fleurs de Katzenthal,
devant la mairie de Sigolsheim
La "politique de la rustine" - Il convient d'ailleurs de parallèlement noter --et c'est la troisième chose à retenir de ce budget-- qu'en 2015, Katzenthal n'empruntera pas alors que sa dette est quasi-nulle (4 euros par habitant en 2013, guère plus en 2014). La commune financera sur fonds propres les €218.000 de travaux courants envisagés (lire le détail ici) alors que le loyer de l'argent n'a jamais été aussi bas. Ainsi en mars, le taux moyen des obligations (TMO) du secteur public, indice servant de référence aux banques pour déterminer les taux d'intérêts fixes des prêts, s'établissait à 0,76% alors qu'en mars 2014, il se montait encore à 2,35%. Et c'est bien là la critique fondamentale pouvant être faite à ce budget: sans souffle, sans vision, sans idées ni projets, il fait apparaître une gestion à la petite semaine des affaires courantes. "C'est la politique de la rustine", commente un chat de gouttière. "Une fuite ici, on bouche. Une fuite là bas, on colmate. Alors que toute la voirie communale mérite d'être examinée, que la fonctionnalité de la salle des fêtes doit être repensée, que les réseaux de communication doivent être améliorés...". Cette politique étriquée n'empêche d'ailleurs pas le gaspillage! Figurez-vous que la municipalité a prévu de consacrer cette année €10.000 à l'achat de bancs et, plus particulièrement, de nouveaux bacs à fleurs. Qu'est-il advenu des anciens, vous demanderez-vous? Mis à la décharge à Sigolsheim! Le Gros Matou de Sigo, qui les y a trouvés, les a faits réparer et repeindre par ses ouvriers communaux. Et voilà qu'ils trônent, pimpants et presque neufs, devant la mairie du meilleur ennemi de la CQVS. Vous y comprenez quelque chose, vous? Pour notre chatte en chef, le bonheur ne doit pas être dans le pré mais dans les bacs à fleurs...

Post-scriptum: le coup de patte que, responsable, l'opposition n'a pas voulu donner - Si l'opposition avait voulu, elle aurait pu faire capoter l'adoption du budget en quittant la salle! En l'absence (physique) du Chat Vamalsepasser, une nouvelle fois l'Arlésienne des débats alors qu'il est membre de la commission "Finances", la CQVS n'aurait alors plus eu de quorum avec seulement sept conseillers à la table (le quorum est de huit). Or, le budget primitif devant être déposé ce mardi 15 avril à la préfecture, notre chatte en chef n'aurait plus eu la possibilité de convoquer une nouvelle séance du concheil. Que serait-il advenu? La préfecture aurait pris la main et géré la vallée des chats en lieu et place des élus. Heureusement que nos chats de gouttière sont des félins responsables...